du Bonheur dans le Cœur

Actualité :

Dépasser l’image de soi pour trouver la confiance en soi

Du Bonheur dans le Cœur

 

 

 

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Du Bonheur dans le Coeur, livre de Jean Pierre Mesnil

Sommaire

 

Page d'accueil du livre

Préambule
Introduction

Première partie :
Dépasser l’image de soi pour trouver la confiance en soi

Deuxième partie :
Qui suis-je ?

Chapitre 1 : La prise de conscience
Chapitre 2 : Les expériences
Chapitre 3 : Les mots
Chapitre 4 : Alors qui suis-je ?
Chapitre 5 : Le droit au bonheur

Troisième partie :
Détendre son cœur

Chapitre 1 : Juste détendre son cœur…
Chapitre 2 : L’absence de jugement.
Chapitre 3 : L’accueil et l’observation neutre
Chapitre 4 : L’observation
Chapitre 5 : Les exercices d’observation neutre
Les photos
Manger
Marcher
La lecture
Parler
S’endormir
Conclusion sur les observations simples
Vers des situations plus impliquantes
Dire du bien
Dire du mal
Dire la vérité
Mentir
Condamner
Fumer
L’alcool
L’inquiétude
La peur
Les angoisses
La jalousie
La tristesse
la colère
Le pardon
La joie
la fierté
Le regard des autres
Recevoir un compliment
La compassion et l'envie d'aider
L’amour
Aller plus loin

Conclusion

Nous pensons avoir deux images de nous mêmes, l’image de nous, tel que nous nous imaginons être, et l’image idéale de nous, tel que nous aspirons à être ou tel que nous souhaiterions que les autres nous voient.

La première c’est lorsque nous nous définissons comme nous pensons être maintenant.
C’est le cas si je dis, par exemple, que je suis colérique, ou conciliant, ou que je dis « Je suis quelqu’un qui aime les animaux ».
On perçoit bien la seconde lorsqu’on se projette dans l’avenir ou lorsqu’on imagine les conséquences de nos prestations sur les autres : « Les études que j’entreprends vont me permettre de réussir socialement ! » (bientôt je pourrai dire : j’ai réussi grâce à mes seuls efforts !) ou « Mon éloquence ce soir va tous les impressionner ! » (tout le monde va me reconnaître comme une personne éloquente).

En fait ce sont deux éclairages de la même chose.

Les deux ont exactement les mêmes racines : 

- Le besoin de ressentir de l’amour pour soi, qui se traduit par le désir de se sentir exister aux yeux des autres.
- Les modèles de toutes sortes donnés par nos parents, notre famille, et la société en général.

On le perçoit souvent de façon évidente.
Chacun de nous peut ressentir que lorsque quelqu’un nous adresse un sourire chaleureux et sincère cela nous est agréable, alors que lorsque quelqu’un nous fait des reproches c’est le contraire. On peut alors se dire « Je suis quelqu’un qu’on apprécie » ou « Cette personne n’apprécie pas ce que je fais ou ne m’apprécie pas » 

A la limite du conscient et de l’inconscient, donc moins facile à repérer, nous trouvons des situations telles que celle d’une de mes relations :
Des années après son divorce il était découragé d’avance avant de poser du papier peint chez lui car il lui semblait entendre encore son ex-femme critiquer sa façon de faire : elle qui était si perfectionniste !
Qui, plus couramment ne connaît cela avec ses parents. Souvent il nous semble que même absents ou même décédés, ils ne cessent de nous féliciter ou de nous blâmer lorsque nous faisons quelque chose.
Nous pouvons ainsi, très longtemps, parfois toute une vie, ne pas nous sentir assez doué pour poser un papier peint. Mais nous pouvons aussi nous sentir doué pour le chant parce que nous avons toujours été félicité et encouragé à chanter.

Ce qui est beaucoup moins apparent c’est qu’à notre insu, le jugement des autres finit par s’intérioriser complètement en nous pour devenir inconscient.
Ceci est amplement démontré par la psychanalyse, et plus récemment par la psycho généalogie.
Dans son livre « Aie, mes aïeux ! » parmi de nombreux cas, Anne Ancelin Schützenberger narre, pour illustrer un cas de loyauté familiale, l’histoire d’une femme qui tombe malade de la même maladie que sa mère, exactement au même âge. L’inconscient de cette personne veut qu’elle soit fidèle à sa mère y compris dans la maladie grave.
Elle cite aussi le cas de ce jeune homme en fauteuil roulant suite à un accident arrivé au même âge, et le même mois - juillet - que celui qui avait conduit son père à se retrouver lui aussi en fauteuil roulant.

Les exemples de ce genre sont innombrables.
Pour avoir un comportement conforme à ce que nous pensons inconsciemment que d’autres attendent de nous, nous allons parfois jusqu’aux plus grands sacrifices… sans le savoir.

Partant de notre besoin d’amour et de reconnaissance, nous passons donc notre vie à vouloir briller dans le regard des autres, donc à nous comporter en fonction de leur jugement pour leur plaire, être accepté, être aimé. Que ce jugement soit évident et extérieur ou inconscient, intériorisé.

Or que jugent les autres ?
Ils jugent l’image que nous donnons.
La conséquence est que nous devenons attachés, dépendants, prisonniers de l’image que nous avons de nous. Que cette image soit :

- telle que nous voudrions qu’elle soit (totalement idéalisée). La publicité nous en montre en permanence des exemples innombrables pour nous entraîner aux comportements d’achats qu’elle souhaite : quel que soit le produit : cosmétique, voiture, produit alimentaire ou d’entretien, il nous permettra immanquablement d’être la personne idéale, bien dans sa peau, consciente, écolo, dynamique, attentive à ses enfants, sympathique, pleine de charme, drôle, intelligente, riche, économe…

- ou telle que nous nous voyons (ou plutôt tel que le jugement des autres, inconsciemment intériorisé, nous voit) : sympa, sérieux, organisé, indifférent, manquant de confiance en soi, ayant du caractère…

C’est à cause de cela que nous nous efforçons en permanence de nourrir une image positive et toujours erronée et que nous sommes très malheureux si nous avons une image que nous considérons comme médiocre ou négative.

Et tout s’enchaîne car l’habitude du jugement a une force immense.

D’abord nous nous sentons jugés par les autres, puis nous intégrons cela et nous nous jugeons constamment, enfin, guidés par ces conditionnements, nous jugeons toutes choses en fonction de notre image : 

- Ces chaises chez ce marchand de meubles valoriseraient-elles mon intérieur ?
- Que va-t-on penser si je ne balaie pas mon trottoir ?
- Si je pense à voler une pomme ce n’est pas bien !
- Avec cette nouvelle montre je vais faire des jaloux !
- ….

Consciemment ou non, tout se met à tourner autour de notre image. Notre image devient notre maître, notre dictateur.

Or le jugement des autres, qui nous paraît si important, celui qui a construit et qui construit encore cette image, quel légitimité a-t-il ?
Les autres sont des personnes, comme nous-mêmes, pas moins, mais pas plus.
Qu’ils soient nos parents, nos amis, nos collègues, nos relations, eux aussi passent leur temps à vouloir satisfaire leur propre image, pour eux-mêmes répondre aux jugements d’autres
Un père de famille par exemple contribuera à construire l’image de son enfant avec son regard, avec ses jugements.
Et ses jugements lui viennent de son enfance, du regard de ses parents, de sa culture, …
Mais qui, à un moment, a un savoir supérieur à celui de l’enfant sur lui-même ?
Si les adultes savaient, s’ils possédaient, tous, les connaissances dont les enfants les créditent ils ne se sentiraient pas eux-mêmes malheureux, ou stressés, ou angoissés, ou perdus dans leur vie. Ils seraient heureux, profondément épanouis.
Dans toute la chaîne de nos aïeux, nous ne pouvons pas dire que quelqu’un a un savoir supérieur au notre sur nous-mêmes, en particulier parce que à chaque génération chacun n’a en général fait que tenter de se situer par rapport à son image, certains diront de se forger une identité, une personnalité.

Et quand moi je juge quelqu’un, ai-je un savoir supérieur à celui de cette personne ?
Certes non, je juge uniquement par rapport à ce que je pense être bien ou mal, à ce qui m’est agréable ou non, à ce qui flatte mon image ou à ce qui s’en éloigne.
Si j’explique une recette de cuisine et que je pense que mon interlocuteur a compris, je juge qu’il comprend bien. Mais si, ensuite, je vais manger chez lui, qu’il me prépare cette recette et que je trouve le résultat décevant, je le trouverai peut-être stupide, ne comprenant rien, je lui dirai qu’il vaut mieux qu’il achète des plats préparés.
Mais toutes ces conclusions, ces jugements, c’est en fonction de moi seul. 
J’ignore quelles sont les difficultés qu’a rencontré mon interlocuteur, par exemple, ai-je été précis, clair dans mes explications ? J’ai cru qu’il avait compris, était-ce exact ? N’est-ce pas moi qui n’ai rien compris à son attitude ?
Je juge l’autre en fonction de ce que moi je pense être correct, intéressant, bien,… : cela n’a pas de réelle valeur.
Ayant déjà un mal fou à me connaître, je prétends non seulement pouvoir connaître l’autre, mais en plus pouvoir l’évaluer, le juger. Est-ce bien raisonnable ?
Nous fonctionnons pourtant ainsi à longueur de temps.

Le jugement des autres est donc en fonction d’eux, de leur désir de nourrir leur image, leur identité, pas en fonction d’un savoir supérieur.
Alors pourquoi devrions-nous nous y attacher au point d’en faire notre maître intérieur ?
Il n’a aucune légitimité.


Si encore cette façon de vivre nous rendait heureux, à la limite, pourquoi pas ?
Malheureusement cette course pour satisfaire ces jugements génère en permanence peur, angoisse, colère, stress… 
En effet, ces sentiments arrivent dès que mon jugement ou que celui des autres sur moi est défavorable, dès que mon image me semble être attaquée ou en danger.
Je peux me sentir très angoissé de participer à une soirée car « Que vont penser les autres de moi ? Serai-je à la hauteur ?».
Je peux être en colère si on me manque de respect « Pour qui me prend-il ? ».
Je peux vivre dans le stress permanent parce que je ne gagne pas autant ma vie que mes parents l’auraient souhaité, ou parce que ma femme gagne plus.
Je peux avoir peur de quitter le domicile de mes parents parce qu’ils risqueraient de mal le prendre
Ou aussi, je peux ne pas avoir d’enfant parce que je crains de ne pas savoir les élever…

Sans toujours savoir pourquoi, au fond de soi, chacun sait que cette façon de voir, de vivre la vie, n’est pas juste.

Je souhaite dans ce livre faire comprendre que nous avons le choix.
Que sans rejeter quoi que ce soit, il est possible de lâcher prise avec l’image de soi.

Nous pourrions objecter que lâcher prise avec l’image de soi nous met face à un grand vide, un inconnu immense et angoissant.
De tels changements radicaux peuvent en effet se produire d’un coup après un événement soudain entraînant une prise de conscience. Par exemple suite à une rencontre hors du commun qui nous touche au-delà de tout, ou plus dramatiquement, suite à un accident, à une maladie grave, à la perte d’un être cher… Dans ces cas il arrive en effet que d’un coup tout prenne un sens différent.

Mais on choisit rarement de sauter dans le vide, de faire face à un espace inconnu, c’est beaucoup trop déstabilisant.
Au moment de la naissance chacun d’entre nous a vécu un tel événement : ce grand saut dans l'inconnu. Donc nous savons vivre cela et si devons faire face à une épreuve de ce genre plus tard, au cours de notre vie, nous sommes capables de le faire. Mais c’est autre chose de le choisir consciemment si nous pouvons rester dans une situation qui nous paraît plus stable, même si nous n’y sommes pas vraiment heureux.

C’est pourquoi l’approche que je développe ici ne concerne pas ces changements instantanés ou très rapides.
Elle vise à nous familiariser progressivement avec une autre façon de ressentir les choses, les autres, la vie, soi…
Il n’y a rien de difficile à cela car il n’y a rien à rejeter de ce que nous sommes ou pensons être aujourd’hui.

Pour prendre une comparaison, imaginons qu’aujourd’hui nous n’ayons pas encore appris à marcher.
Nous avons alors une certaine vision de nos capacités et des interactions que nous pouvons avoir avec le monde. Ce n’est ni bien ni mal, c’est comme cela, c’est notre vision aujourd’hui. 
Peu à peu nous apprenons à marcher. Cela se fait progressivement car la force musculaire, le sens de l’équilibre, la conscience de nos déplacements, se développent un peu plus chaque jour.
Quand nous le désirons nous pouvons nous asseoir, nous allonger, avancer en rampant ou à quatre pattes, mais la nouveauté c’est qu’il s’agit de plus en plus d’un choix conscient et plus d’une obligation.
Et lorsque nous savons marcher, sans nous opposer à nos anciens comportements, nous avons acquis une capacité nouvelle qui change radicalement notre vision de nos possibilités.
Il n’y a pas eu de renoncement, de rupture, d’abandon, de choc, de violence, de traumatisme.
Il n’y a pas eu de peur, d’angoisse profonde.

C’est beaucoup plus simple : nous avons développé une nouvelle capacité.

Et de la même façon, lorsqu’on a compris que l’image de soi, aujourd’hui, ne nous définit aucunement, puisqu’au final rien ne nous définit, nous sommes allés plus loin que là où nous étions et notre perspective change complètement.

Lorsque, ensuite, on pratique l’accueil et l’observation neutre de soi, peu à peu cette image illusoire cesse d’être nourrie, peu à peu notre cœur s’apaise et notre vie change sans effort. Nous avons, ici aussi, développé une nouvelle capacité.



Pour que cela puisse se faire dans la sérénité, je vous propose d’avancer à votre rythme. De faire un pas, de découvrir et d’accueillir ce que cela vous apporte. Puis de faire un autre pas.
Vous pourrez ainsi progresser en toute sécurité, sur un sol ferme où une vraie, une profonde, confiance en vous s’établira.


Alors la plénitude, le bonheur et l’amour auront toute la place pour s’épanouir.
 

 

 

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